(Janvier - décembre 2006)
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En 2005, la signature de plusieurs accords de paix a donné lieu à une diminution des conflits armés dans la région, mais de graves atteintes aux droits humains – y compris des meurtres, des viols et d’autres formes de sévices sexuels – ont encore été perpétrées au Burundi, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan et au Tchad, des pays où les conflits perduraient. De nombreux endroits étaient marqués par l’instabilité politique et par la menace de nouvelles hostilités et violences. Dans les camps ou dans les villes, réfugiés et personnes déplacées ne bénéficiaient pas de l’aide nécessaire pour couvrir leurs besoins essentiels, risquant en outre de subir de graves atteintes à leurs droits fondamentaux. Celles-ci restaient généralement impunies, malgré les efforts déployés aux niveaux international et régional pour obliger leurs auteurs présumés à rendre compte de leurs actes. Des défenseurs des droits humains, des journalistes et des opposants politiques ont, cette année encore, été la cible de manœuvres de harcèlement, d’agressions et de placements illégaux en détention pour avoir critiqué leur gouvernement ou dénoncé des violations des droits humains.
Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants vivaient dans le dénuement et étaient privés d’eau saine, d’un logement décent, de nourriture, d’éducation ou de soins de santé de base. La situation était aggravée par une corruption endémique et par l’incurie manifeste des pouvoirs publics, peu soucieux de garantir à leurs citoyens la jouissance des droits économiques et sociaux les plus élémentaires. Dans toute la région, des centaines de milliers de familles ont été expulsées de chez elles contre leur gré, au mépris de leurs droits fondamentaux.
Le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes est entré en vigueur, mais les mutilations génitales féminines, les violences domestiques, les viols, la traite et les violences sexuelles commises durant les conflits donnaient une valeur plus symbolique que concrète à cet événement : les droits des femmes continuaient à être bafoués.
Un ensemble d’organismes régionaux importants, dont le Parlement panafricain, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, sont devenus parfaitement opérationnels, mais leur influence globale sur le respect des droits humains était difficilement mesurable. L’Assemblée de l’Union africaine a poursuivi ses efforts pour remédier aux problèmes concernant ces droits dans la région, mais son manque de fermeté lors de la crise du Zimbabwe a montré un manque de cohérence dans l’application des principes définis par l’Union africaine en la matière.
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