La peine de mort
« Nous ne pouvons faire reposer sur la peine de mort tout notre espoir de réduire la criminalité. Nous pouvons combattre l’augmentation de cette criminalité par beaucoup d’autres moyens […] Cette idée est aussi conforme à la tendance mondiale, qui est à l’allègement progressif des peines. En conséquence, les peines les plus sévères doivent être réservées à un petit nombre de crimes graves. » — Liu Jiachen, ancien vice-président de la Cour populaire suprême, 15 mars 2007
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. — Article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme
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La Chine exécute chaque année davantage de condamnés que tous les autres pays réunis. Sur la base des informations rendues publiques, Amnistie internationale a estimé qu’au moins 1 010 personnes avaient été exécutées et 2 790 condamnées à mort en 2006. Cependant, ces chiffres sont certainement bien en dessous de la réalité. Dernièrement, un juriste chinois a estimé le nombre d’exécutions à environ 8 000 par an. Les condamnés sont exécutés d’une balle dans la nuque ou, de plus en plus souvent, par injection létale. Beaucoup des crimes passibles de la peine de mort en Chine – quelques 68 au total – sont des crimes non violents, comme la fraude fiscale, la contrebande et le proxénétisme.
Amnistie demande que les autorités :
- prennent des mesures pour réduire considérablement l’utilisation de la peine de mort comme une première étape vers l’abolition ;
- publient les statistiques sur les exécutions ;
- donnent accès et des informations aux familles et aux avocats aux personnes qui font face à la peine de mort.
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