Détention arbitraire

« Nous n’excluons pas la possibilité d’obliger tous les toxicomanes de la capitale à se libérer de leur addiction avant les Jeux olympiques. » — Fu Zhenghua, directeur adjoint du bureau de la Sécurité publique de Pékin

Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.
— Article 9 de la Déclaration universelle des droits de l’homme

 

La rééducation par le travail est une forme abusive de détention administrative qui est appliquée sans inculpation, procès ou contrôle d’une autorité judiciaire donnant un pouvoir illimité à la police. Les personnes détenues dans les centres de « rééducation par le travail » sont exposées à des risques de mauvais traitements ou de tortures, surtout si elles refusent de reconnaître leurs « torts », de renier leurs convictions ou de « s'amender ».

La police de Beijing a étendu le champ d’application de ce type de détention afin de « nettoyer » la ville à l’approche des Jeux olympiques.

Les périodes de détention prévues par le système de « désintoxication obligatoire » seraient allongées de six à douze mois.


Amnistie demande que les autorités :

  • d’abolir les systèmes de « rééducation par le travail », de « désintoxication obligatoire » et de « détention et d’éducation », en veillant à ce que, dorénavant, aucune mise en détention ne soit décidée exclusivement par les autorités policières ;
  • de veiller à ce que ces systèmes ne soient pas utilisés pour « nettoyer » la ville avant et pendant les Jeux.

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