Harcèlement des défenseurs des droits humains
« Nous ne voulons pas les Jeux olympiques – nous voulons le respect des droits humains. » — Lettre ouverte adressée aux autorités locales par des villageois se plaignant de ne pas avoir été suffisamment indemnisés pour leurs terres à Fujin, dans la province du Heilongjiang, juin 2007
Toute personne… a droit à la sécurité sociale; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels… .
—Article 22 de la Déclaration universelle des droits de l’homme
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Rabya Khader, militante ouïghour et ancienne
prisonnière politique |
Les activités de la société civile se sont développées et renforcées ces dernières années, mais les personnes qui contestent des mesures jugées politiquement sensibles ou qui tentent de rallier d’autres personnes à leur cause continuent d’être harcelés souvent sur des accusations très vagues de «subversion» ou de «divulgation de secrets d’État».
Parmi elles figurent des avocats, des journalistes, des militants du VIH/sida, des défenseurs des droits des travailleurs, des villageois protestant contre la saisie de leurs terres, et des proches de personnes tuées ou mutilées lors de la répression du mouvement pro démocratique de 1989.
D’ici la fin 2008, les autorités doivent notamment :
- veiller à ce que les défenseurs des droits humains ne soient pas placés en résidence surveillée et puissent communiquer avec des journalistes chinois ou étrangers et soulever des préoccupations légitimes sans risquer de sanctions ni de harcèlement ;
- libérer tous les défenseurs des droits humains actuellement détenus pour leurs opinions.
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